Le retour en force des ex-salariés de Fralib

Les ex-salariés de Fralib ont pris un  nouveau départ et ont mis en vente le 25 septembre dernier un nouveau thé portant le nom « 1336 » dans les supermarchés. Ce nom donné par ces ex-salariés de Fralib à son nouveau produit représente le nombre de jours de lutte qu’ils ont mené pour avoir une place dans un rayon de supermarché contre le géant Unilever. Ces ex-salariés de Fralib comptent environ 58 personnes qui ont créé à leur tour leur propre thé avec le soutien du Secrétaire d’Etat à l’économie sociale et solidaire, Martien Pinville.

L’histoire des ex-salariés de Fralib

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En septembre 2010, Unilever, une multinationale anglo-néerlandaise, premier producteur de glaces et de thé au monde, a annoncé la fermeture de l’usineà Gémenos considérée comme non rentable. Quelques salariés de la filiale de cette grande usine en France ont été indûment licenciés et sont regroupés pour former une coopérative. Ces ex-salariés de Fralib ont pu bénéficier des machines, des arriérés de salaires, de cotisations sociales et de primes de licenciement de la part d’Unilever.
Au total, les ex-salariés de Fralib ont une addition de 19 millions d’euros qui les ont permis de construire leur production de thé en France mais sous un autre nom. Ils ont lutté pour préserver l’industrie et l’emploi, et ont investi dans la Société Coopérative Ouvrière Provençale de thé et infusions ou SCOP-TI. La lutte sociale et judiciaire de ces ex-salariés de Fralib a duré 1336 a mené à la création d’une marque thé et d’infusions appelé 1336.

Un retour grandiose avec Scop-Ti

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Face au refus de la sous-traitance d’Unilever en donnant une solution alternative à la fermeture de l’usine de Gémenos, les ex-salariés de Fralib ont annoncé la production de 250 tonnes de thé et infusions 1336 pouvant aller jusqu’à 500 tonnes en trois ans.